VIVRE ENSEMBLE DURABLE

Pour SALEM, le vivre ensemble n’est une vie en clans, rejetant différences et excluant les autres, mais c’est au contraire l’acceptation et le respect des diversités par tous, de la part des concitoyens d’origine et culture différente (langue, religion, nationalité…) et avec l’environnement, les animaux et l’infrastructure de la société. Le vivre ensemble durable est donc un objectif que chacun doit s’approprier pour œuvrer sans cesse l’un vers l’autre.

Lhoucine Benlail, par exemple, travaille à l’aide humanitaire aux migrants d’Europe et du Maghreb, car de nombreux citoyens présents en Belgique ont des droits, sans les connaître. Son association indique comment trouver le chemin légal pour obtenir ses droits. L’Office des Étrangers, par exemple, du fait de la politique restrictive extrême des dernières années, voire discriminatoire sans le dire,  n’informe pas souvent correctement comment obtenir ses droits, et maintiennent de nombreux étrangers dans des situations administratives inutilement compliquées, alors qu’ils ont tout pour pouvoir vivre et travailler en Belgique.

Personnellement, L. Benlail est aussi très actif dans la défense des citoyens à double nationalité, situation qu’il connaît bien puisque lui-même dans le cas. Ainsi, il participe avec les autorités belges et marocaines pour la reconnaissance des droits de citoyens qui, pour des raisons personnelles ou professionnelles, voyagent entre les deux pays. Il s’est battu, avec la représentation du Consulat du Maroc, pour que les enfants des travailleurs belgo-marocains déménagent pour des raisons professionnelles soient couverts par la sécurité sociale. Il se bat toujours pour que la Belgique ratifie l’accord entre la Belgique et le Maroc, pour que les pensionnés binationaux, ayant toujours travaillé en Belgique, bénéficient de couverture médicale s’ils déménagent vers la Maroc. L’accord est signé entre les deux pays, le Maroc a ratifié l’accord, le Belgique reste à la traîne.

 

Sur le volet enseignement aussi, les autorités doivent être plus actives pour l’équivalence des diplômes ou l’évaluation des compétences. Trop de gens formés à l’étranger sont classés comme “peu compétents”, alors qu’ils ont souvent de nombreux atouts que recherchent nos entreprises ou qui peuvent démarrer leur entreprise eux-mêmes.

La documentation correcte des compétences est absolument nécessaire, si on veut que les citoyens ayant un diplôme étranger puissent contribuer utilement à la société belge, payer des impôts et vivre pleinement leur citoyenneté.