LA FOI EN POLITIQUE : EST-CE POSSIBLE ?

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POUVOIR DEMOCRATIQUE

Pour la gestion des affaires publiques, les élus reçoivent à chaque élection au suffrage universel un mandat. Tous les citoyens peuvent choisir une personne dans un parti à qui il remet son pouvoir. Le moment des élections est donc très important en Belgique, car les élus peuvent ensuite prendre les décisions qui s’imposent à tous les citoyens et entreprises sur le territoire.

Une fois le parlement en place, de nombreux lobbys ou groupes d’influence exercent des pressions d’une façon ou d’une autre pour influer sur ce dernier, pour qu’ils votent des lois qui s’imposent finalement à tous. Les syndicats essayent d’obtenir gain de cause, les industriels tentent de persuader, des associations diverses aussi, réunis dans des organisations plus ou moins représentatives vont visiter les parlementaires pour que des décisions soient prises en leur faveur. La foi a-t-elle aussi sa place dans les groupes de pression ?

Voter pour l’extrême gauche, pour la gauche, pour le centre, pour la droite ou l’extrême droite, c’est ainsi voter pour l’avortement (=tuer un bébé dans le ventre), pour l’euthanasie (=tuer ses parents vieux et très malades), pour l’interdiction de l’abattage rituel, pour l’interdiction du voile, pour les contrôles intempestifs des mosquées et bien d’autres mesures fondamentales prises à l’encontre des gens de foi. En effet, tous ces partis confondus votent en faveur de ces mesures qui blessent les croyants dans leur foi.

LOBBY MUSULMAN

Y a-t-il un lobby juif, chrétien ou musulman ? Tous les partis politiques rejettent assez catégoriquement ce genre d’influence, sous excuse de communautarisme ou sur base de la “séparation de l’église et de l’état”. Les associations de tous bords ont souvent d’autres soucis bien concrets, qui les empêchent de défendre leurs fidèles. Comment une mosquée peut-elle justifier de se mêler dans un projet de loi sur la dépénalisation de l’avortement ou de l’interdiction de l’abattage rituel. Lorsque de telles associations se prononcent, les politiciens les ignorent, prétextant que les institutions religieuses n’ont pas de droit d’influence sur la gestion de l’état. Ainsi est la tradition politique en Belgique et elle n’est pas prête de changer.
Le seul niveau où les croyants ont  le droit de voter pour un candidat qui défend le droit de vivre sa foi, c’est le suffrage universel. C’est même le seul niveau qui permet à un croyant de s’exprimer dans ce sens.

LES ELUS PEUVENT-ILS CROIRE ?

Alors, oui, bien entendu, de nombreux élus sont issus de groupes de croyants, juifs, chrétiens ou musulmans. Mais servent-ils seulement de figurant, pour attirer des voix de leur communauté, ou sont-ils réellement acteurs ? Qu’ont les musulmans à dire, par exemple, dans les voix du PS, d’ECOLO ou du MR sur l’abattage rituel ? Les projets de loi en Wallonie et en Flandre ont été votés à l’unanimité, contre les musulmans et pour le point de vue de Gaia. La voix des musulmans et des juifs, dans ce dossier en tout cas, ne compte que pour du vent une fois au parlement.
Il en est de même sur la dépénalisation de l’avortement, ou de l’interdiction du port du voile et bien d’autres dossiers encore.

POURQUOI SALEM ?

Sans parti autorisant clairement la foi dans son dogme, aucune voix de croyant n’est prise en compte, la réalité politique est claire dans la pratique. Les croyants n’ont de choix que de voter pour un parti comme SALEM, sans quoi ils donne mandat aux élus de voter contre l’abattage rituel, pour l’euthanasie et pour l’avortement, tous des points de vue loin du message de Dieu.