Parlement Citoyen

LE CITOYEN VEUT DÉCIDER DE SON SORT !

Le pouvoir, c’est d’abord de l’information. ACT-SALEM oeuvre pour que tous les documents et tous débats publics soient publiés sur internet et à disposition à volonté pour tous les citoyens.

    • Les dossiers législatifs, exécutifs et judiciaires consistent souvent de documents qui, par défaut, sont publics et doivent pouvoir être consultés par n’importe quel citoyen qui peut en recevoir copie. (constitution art. 32)
      ACT-SALEM veut que tous ces documents soient pour chaque citoyen directement et gratuitement disponibles sur internet.
    • Les commissions parlementaires devraient être équipées de caméras, pour que tous les débats publics soient retransmis sur internet et consultables à loisir.

Cela permettrait déjà aux citoyens de savoir de quoi discutent les élus lors de débats sur des projets de loi, comment l’Exécutif applique les lois ou comment la justice est rendue.

En plus, ACT-SALEM agit pour que les citoyens puissent s’exprimer, par exemple dans le déroulement des commissions parlementaires, soit par écrit, soit sous format vidéo, pour que les parlementaires puissent mieux tenir compte de l’avis des citoyens.

LE PARLEMENT CITOYEN : TOUT UN PROGRAMME !

Le parlement citoyen n’est pas un concept entièrement neuf. Le G1000 a déjà sorti la Belgique de la plus longue crise politique de son histoire, lorsque la formation du gouvernement fédéral était bloquée par le problème Bruxelles-Hal-Vilvorde ou Brussel-Halle-Vilvoorde. Via un tirage au sort, 704 citoyens avaient participé à un sommet citoyen le 11 novembre 2011 à Bruxelles. David Van Reybrouck, écrivain flamand et l’un des créateurs du G1000, affirmait déjà que le système représentatif actuel est “obsolète“. “Il faut que les citoyens participent“. (source: RTBF) Moins de dix ans plus tard, le ras le bol des citoyens est de plus en plus palpable, dans les sondages, dans les taux d’écoute et dans la rue.

A l’heure des smartphones et d’internet à portée de main, les électeurs ne comprennent plus qu’ils doivent donner un mandat pour 4 ou 5 ans à des représentants, sans plus avoir le droit de changer ou d’échanger d’avis selon les événements.

Avec ACT-SALEM, la quatrième révolution industrielle veut entrer en politique.

L’ÉCHIQUIER DES ÉLU-E-S 

La Belgique est un pays communautaire complexe depuis longtemps. Le système politique est compliqué, soit, mais il permet à différentes communautés régionales et linguistiques de vivre en paix. Avec deux tiers des Bruxellois qui ne sont pas nés en Belgique aujourd’hui, la situation ne s’est pas simplifiée. Les femmes et hommes élu-e-s ont donc à tenir compte de très nombreux avis différents, parfois très divergents. La gauche d’un côté, la droite de l’autre, c’est de l’histoire ancienne dans laquelle ne se retrouvent plus de nombreux acteurs politiques. Les nationalistes sont souvent catégorisés d’extrême droite, même si certains y ont des positions plutôt modérées. Les mouvements écologiques sont généralement placés à gauche, même si des libéraux sont présents parmi ceux-ci. Les démocrates chrétiens déjà se placent plutôt au centre de cet échiquier, même s’ils sont plutôt pour le modèle de la libre entreprise de droite, tout en étant pour l’aide aux plus faibles chère à la gauche.

ACT-SALEM se place au centre citoyen, et de gauche et de droite, sans aucun point de vue extrême, mais veut mettre en priorité les préoccupations des citoyens face à l’agenda globaliste actuel.

L’AGENDA CITOYEN

La Belgique, et plus particulièrement Bruxelles, est devant un défi qui s’imposera bientôt à toute l’Europe, voire au monde entier. La société se mélange et les gens n’entrent plus dans des cases simplistes sans grande nuance. La politique doit donc s’adapter aux citoyens et non le contraire.

Sans entrer dans trop de détails techniques, l’expérience du G1000 fut une consultation publique, d’abord aussi large que possible, ensuite moins large pour des débats succins et finalement à échelle réduite pour du travail plus approfondi. Les citoyens sont ainsi arrivés à des propositions et recommandations politiques qui ont sorti la Belgique de la crise. De très nombreux citoyens y ont donné leur avis, en ‘définissant’ les thèmes importants, afin d’aboutir à un vrai travail de législateur.

Certains croient encore qu’une telle tâche n’est pas facile, mais à y regarder de plus près, cette technique marche très bien et peut être répétée par commune, par région, par communauté ou au fédéral. Elle se fait déjà dans de nombreuses entreprises, même multinationales, où les salariés ont une parole devant leurs patrons. Ils déterminent la stratégie, les objectifs, les réorganisations, ils inventent des produits… cela est monnaie courante dans l’industrie. Pourquoi pas en politique ?

ÉCHANTILLON 

Le G1000 a donc pratiqué, avec l’aide d’experts, une méthode d’échantillonnage et de débat tout à fait adaptée à une situation politique complexe. Le sommet citoyen qu’il ont organisé prévoit la diversité linguistique (francophones, néerlandophones et germanophones), mais aussi la représentativité des trois régions ou des neuf, voire onze provinces. Les femmes y sont représentées, les hommes aussi, différents niveaux de diplômes y sont repris, même les différentes tranches d’âge et on pourrait certainement y ajouter des sensibilités nouvelles. Dans le monde d’aujourd’hui, d’autres facteurs prennent de l’importance, comme l’origine nationale ou culturelle, la philosophie ou la religion, les secteurs ou métiers professionnels voire des situations sociales. La technique existe et a déjà fait ses preuves sur le terrain, il n’y a rien a réinventer. Elle peut même prévoir d’atteindre les gens avec ou sans téléphone, avec ou sans internet, avec ou sans domicile…

Le tout est de tirer au sort parmi des volontaires intéressés à un sujet précis et d’après leur profil personnel, selon une méthode adaptée à la situation.

Car oui, ACT-SALEM veut donner le pouvoir au citoyen, quelles que soient ses convictions ou son niveau de formation, chaque citoyen a de très bonnes idées. Le parlement citoyen est raisonnablement faisable et même recommandé par de nombreux acteurs associatifs très actifs depuis 10 ans, pour des lois et des décrets plus justes pour tout le monde. Il peut se faire directement au parlement, en remplaçant un nombre d’élus par des citoyens tirés au sort, soit au sénat, où une partie des sénateurs peuvent céder leur place.

ACT-SALEM n’invente rien, mais veut simplement combiner une série de techniques existantes pour les appliquer dans la gestion publique.

POWER TO THE PEOPLE

ACT-SALEM, dans sa méthodologie, tient compte de toutes les expériences des entreprises ou de la société civile, mais aussi des enseignements universitaires en la matière tel que cité sur notre site. Une meilleure démocratie n’est pas une utopie ou un rêve lointain, c’est une réalité toute proche. Ce sont les électeurs qui choisiront aux élections. ACT-SALEM soutiendra ce que les citoyens demandent et est le seul parti à proposer cette méthodologie, pour l’instant.

Le parlement citoyen peut en outre voir le jour très rapidement et à petite échelle, pour en tester l’efficacité. Si une commune suit la proposition de ACT-SALEM, elle demandera à ses citoyens qui veulent de participer à faire un règlement communal. Un tirage au sort parmi les volontaires aura lieu, rassemblant des citoyens avec des profils diversifiés et représentatifs de la commune et pour discuter un projet législatif, l’amender si nécessaire et de soumettre des propositions au Collège. Cela permettra, moyennant certaines garanties techniques, de payer des citoyens plutôt que de charger le budget de fonctionnaires autour des élus, parfois corrompus malheureusement.

La méthode a de nombreux avantages, que nous ne voulons pas étaler ici. Il permet en tous cas de faire évoluer les idées et de vivre ensemble avec plus de respect pour toutes les nuances présentes dans la commune. Bruxelles sera peut-être la première région en Europe qui mettra cette pratique en route, ce sont ses citoyens qui décideront.

Bruxelles, le 9 août 2018.
Révision : 15 avril 2019

Méthodologie Législative

Pour être au service de ses citoyens, les parlements incluent, dans l’évaluation d’un projet de loi, plusieurs filtres, l’économique, le scientifique et le sociologique. Act-Salem veut instaurer un filtre supplémentaire, le filtre citoyen-convictionnel.

FILTRE ECONOMIQUE

Lorsqu’un projet de loi est imaginé par des citoyens, par leur représentants politiques et discutés en commission parlementaire, il est scruté sous un angle économique et financier. Le projet coûte-t-il de l’argent ? Combien ? Qui va le payer ? L’état doit-il recourir à des nouvelles taxes ?
Ce filtre est important, car il détermine le projet de loi est viable, si la société belge peut la supporter, se la permettre financièrement. Chaque citoyen aussi, lorsqu’il décide d’acheter une TV, une voiture, une maison, il doit étudier pour savoir s’il peut la payer. Va-t-il devoir travailler en plus ?
Tout cela est important, bien sûr, mais une évaluation de projet de loi ne s’arrête pas là.

FILTRE SCIENTIFIQUE

Un projet de loi doit aussi avoir un sens scientifique, être réaliste sur le plan matériel. Des nouvelles mesures d’hygiène, par exemple, dans le domaine de l’alimentation, doit être cohérent avec l’analyse des scientifiques du domaine. Ce filtre est important, car si une mauvaise évaluation cause des maladies imprévues, par exemple, il peut devenir un désastre financier, lorsque des mesures médicales devraient être prises.
L’état fait ainsi régulièrement appel, en commission ou en mission parlementaire, par exemple, à des experts qui étudient la faisabilité scientifique de tel ou tel projet de loi. Des conseils très utiles permettent au parlement de prévoir des textes de loi plus efficaces.

FILTRE SOCIOLOGIQUE

L’évaluation ne s’arrête pas là, car l’avis des groupes de pression est important en démocratie. De nombreuses associations, syndicats, groupes industriels ou ONG sont très actives pour influencer le processus législatif. Les parlementaires sont déjà très sollicités par de nombreux membres de la société civile, qui expriment leurs revendications au nom de leurs membres.
Des études sociologiques aussi peuvent faire état de tensions, par exemple, que pourraient causer un projet de loi. Ce filtre est important et fonctionne généralement bien, parce que les partis politiques se basent sur cette société civile pour mener campagne et se faire élire.

NOUVEAU FILTRE ‘CITOYEN’ – ‘CONVICTIONNEL’ 

Act-Salem veut inclure un nouveau filtre dans cette méthodologie législative, le filtre convictionnel.

En effet, “ce 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas“, disait déjà André Malraux, ministre français de l’information sous Charles De Gaulle. Que ce soit la foi religieuse au sens stricte du terme ou la philosophie en général, avec ou sans Dieu, la société européenne, c’était déjà prévisible, doit affronter aujourd’hui le débat des convictions, car les citoyens y attachent beaucoup d’importance. La paix sociale est à ce prix, les gens doivent accepter les lois dans leur convictions, sinon la grogne et la désobéissance civile s’installe et les citoyens s’affrontent.

 

Act-Salem veut donc inclure ce filtre. Un projet de loi ne peut pas heurter les juifs parce qu’ils le sont, ni les chrétiens ou musulmans ni même les athées et les agnostiques. Pour que des lois soient viables, aujourd’hui, avec toutes les possibilités de les détourner, qu’elles soient technologiques, juridiques ou digitales, les citoyens doivent y adhérer. Ce filtre de cohésion sociale est ce que Act-Salem défend, par l’instauration de ce que l’on peut appeler un ‘parlement citoyen‘. Le gouvernail démocratique de Majo Hansotte, par exemple, un professeur belge à l’UCL, est tout à fait d’application dans cette société multiple et diverse désormais plus exigeante dans la gestion publique.

Si vous soutenez cette approche, Act-Salem est pour vous, soutenez-nous.

 

Bruxelles, le 29 juin 2018
Mise à jour 15 avril 2019
L’équipe Act-Salem

Sécurité

SYMPTÔMES ET CAUSES PROFONDES

Le sentiment d’insécurité chez de nombreux citoyens vient de la délinquance et de la criminalité. Harcèlements, fraude, vols, viols, terrorisme…, tous les délits et crimes commis donnent un sentiment d’insécurité dans la société. Que traiter d’abord ?

Bien entendu, la gestion publique prend surtout en main les symptômes. La police pourchasse les délinquants et criminels, de façon préventive ou répressive, mais cela reste un traitement des symptômes. On éponge avec le robinet ouvert, soit, mais la gestion de crise, le traitement des symptômes est nécessaire. Act-Salem a pour cela une série de propositions pour améliorer la gestion de crise.

Citoyens SAM, Observatoire Royal des Cultes et Philosophies, Réforme de la loi sur les stupéfiants. Par exemple, concernant les drogues, la loi est parfaitement dépassée. Les stupéfiants doivent dorénavant être classés selon trois critères :

  1. le niveau de toxicité ;  un poison doit être découragé
  2. le niveau d’altération de la pensée ; un analgésique peut causer des comportements dangereux
  3. le niveau de dépendance ; un produit qui accroche doit être expliqué d’avantage

Voici seulement quelques-unes des solutions envisagées.

Mais la gestion de crise ne peut suffire pour une société épanouie à long terme.

CAUSES DES DÉLITS ET CRIMES

Dans cette société de plus en plus cosmopolite, les causes profondes de l’insécurité restent tout ce qui radicalise les citoyens pour entrer dans un comportement illégal et dommageable pour la société.

Dans ce domaine, Act-Salem voit trois causes principales : l’échec dans l’enseignement, la drogue et la discrimination. Toutes les victimes de ces trois phénomènes finissent par se radicaliser un jour, d’une façon ou d’une autre, et la porte est alors ouvertes pour les petits délits d’abord, les grands délits ensuite et la criminalité pour issue fatale.

Act-Salem a à ce titre des propositions très concrètes pour améliorer l’enseignement et le rendre plus adapté à un nouveau public cosmopolite que compte désormais Bruxelles.

Mais du côté de la drogue aussi, nous avons atteint l’alerte orange. De nombreux jeunes ou moins jeunes sont confrontés à des offres de drogues de plus en plus sophistiquées et diversifiées, sans qu’aucune information ne soit vraiment largement disponible. Le silence des médias et des autorités dans ce domaine est un véritable scandale, les citoyens grognent.

Pour couronner le tout, la discrimination grandit sur la place publique, de véritables ghettos s’installent et le monde politique ne sait plus que faire.

PROJET AMBITIEUX

Comme expliqué dans notre rubrique économique, le modèle actuel n’est plus soutenu par certains citoyens, le système économique est devenu injuste, creusant ainsi l’écart entre les pauvres et les riches.

Bruxelles a besoin d’un nouveau projet où tous les citoyens se retrouvent, sans discrimination aucune. L’interdiction de certains codes vestimentaires ou culturels, l’absence de fêtes populaires représentant toutes les communautés, la déréglementation de certains secteurs économiques, toutes une série de mesures peuvent être prises au niveau communal pour une meilleure adhésion populaire au projet de Bruxelles, dans le respect et la dignité de tous.

Le parlement citoyen et le vivre ensemble sont les deux points clé du programme.

Soutenez Act-Salem pour une Bruxelles plus belle et plus épanouie.

 

Justice & Ethique

Dans l’espace de la justice, les premiers forums citoyens SALEM préconisent de mettre en place plusieurs points importants : le parlement citoyen-convictionnel (voir méthodologie), une réforme de la loi sur l’immigration, l’égalité homme-femme devant l’union du mariage et le divorce, et aussi dans le traitement professionnel et salarial.

PARLEMENT CITOYEN-CONVICTIONNEL

Dans le processus législatif, la parole des citoyens n’est plus d’actualité. Bien entendu, on nous répète souvent que la Belgique est démocratique, grâce aux diverses élections. Une fois tous les 4 ou 5 ans, les mandats des élus sont remis en question et des grands partis, souvent à coups de millions d’euros, font campagne pour obtenir un mandat des électeurs. La belle démocratie !

Dans la réalité, malheureusement, on constate que les élus sont souvent au service de grands groupes (syndicats, patronat, société civile et partis politiques). Tous les citoyens qui sortent de ces groupes ne sont plus représentés. Les citoyens n’ont plus assez d’influence, tant les élus sont sollicités par des organisations qui ont de gros moyens financiers pour les convaincre de voter dans leur sens. SALEM veut instaurer une nouvelle méthodologie dans toutes les assemblées législatives, petit à petit. De cette façon, non seulement les citoyens auront la parole, mais auront plus de moyens pour dialoguer et se mettre d’accord, pour une société plus harmonieuse et plus pacifique.

PAPIERS POUR SANS-PAPIERS

De nombreux citoyens aussi vivent aujourd’hui sans papiers, daba moyens de prouver leur situation, voire même leur identité exacte. Pourtant, ils ont des droits, mais sont perdus dans des labyrinthes administratifs sans fin pour se faire soigner d’urgence, par exemple. On les envoie à faire des files dans tel ou tel bureau ou ils se font exploiter par des employeurs peu scrupuleux qui les occupent à des salaires scandaleusement bas, sans droits, pour qu’ils puissent parer aux dépenses les plus urgentes (nourriture, médicaments, vêtements..).

SALEM veut permettre une réforme, pour que chaque personne sur le territoire belge puisse se faire identifier à l’administration communale, y recevoir un document belge d’identification, et ainsi être suivi de façon adéquate.

T.G.V. ou TRAVAIL GÉNÉRAL VOLONTAIRE

Suite aux événements sur l’immigration à la une dans l’actualité, SALEM veut une réforme de la loi sur l’immigration. Les personnes présentes sur le territoire belge doivent pouvoir recevoir une carte d’identification, pour attester de leur présence et de leurs droits y afférents. En outre, l’inventaire des individus en Belgique doit permettre leur mise à disposition pour des travaux d’intérêt général, selon les compétences et savoir-faire que l’immigrant peut offrir, sous contrat de stage ou autre statut à convenir. La Belgique doit pouvoir lui offrir les moyens de vivre décemment par le travail, au lieu d’être exploité par des employeurs délinquants.

En outre, les citoyens semblent tout à fait opposés à la politique actuelle, où des sans papiers sont enfermés au frais du contribuable, à presque € 6.000 / mois par personne, alors que des moyens moins chers existent, tels l’allocation ou le revenu minimum, qui ne dépasse guère € 800 / mois voire même moins, lorsqu’il s’agit de plusieurs personnes dans le même ménage.

Les perquisitions aléatoires, en plus, où des personnes suspectées d’abriter des sans papiers sont poursuivies, même emprisonnées, doivent faire l’objet d’un plus grand respect de la vie privée, ou même prendre en compte le caractère exceptionnel d’urgence, lorsqu’un citoyen belge héberge à juste titre un sans papier dans la rue.

CODE DE CONDUITE POLITIQUE

La gestion des affaires publiques confiées aux élus démontre aujourd’hui beaucoup d’insatisfaction chez les citoyens. Sans nommer toutes les affaires qui font régulièrement la une des médias, de nombreux citoyens veulent que soient remis en question les salaires des élus, voire des postes à l’exécutif, notamment lorsque de multiples mandats sont combinés. Ils veulent aussi remettre en question les dotations aux partis politiques, souvent très élevés.

Du côté de la conduite morale de ces mandataires, les citoyens veulent plus de transparence et de plus graves condamnations lorsque des élus mentent et font de fausses déclarations.

ÉGALITÉ DEVANT LE MARIAGE

Le mariage est souvent à la une des débats. Bien entendu, le mariage traditionnel, selon le modèle catholique “un-homme-une-femme”, est toujours le modèle qui prime. Il inclut d’ailleurs des aspects intimes de l’union qui ne regardent pas l’état (relations intimes, fidélité, partage intégral du ménage, filiation, droit d’héritage, etc.). Mais ces dernières années, des mouvements se sont amplifiés pour permettre d’autres unions du même sexe. Et d’autres cas encore posent problème, par exemple lorsque deux frères ou deux sœurs habitent ensemble, ou même deux collègues ou deux ami-e-s, voire trois ou quatre. Ces unions ne sont pas égales devant la loi, par exemple sur le plan fiscal, sur le plan de l’accès au domicile, voire la propriété de bien partagés ou les droits d’héritage.

SALEM a mesuré des revendications citoyennes pour séparer le contrat de cohabitation, incluant des droits et des devoirs matériels de chacun, avec l’union intime, cette dernière ne regardant pas l’état mais plutôt liée aux convictions.

SALEM veut donc séparer ces deux chapitres du contrat de mariage pour permettre, par exemple, à un fonctionnaire européen étranger d’avoir un contrat de cohabitation avec son épouse vivant au pays d’origine et un collègue ou ami à côté de son travail à Bruxelles avec qui il habite plusieurs jours par semaine.., ou un deuxième collègue à Strasbourg, s’il y a aussi une forme de résidence récurrente. Une personne pourrait éventuellement décider d’avoir deux cohabitants dans deux ménages différents, peu importe la relation intime, qui doit  rester d’ordre privé.

Peu importe la relation intime, des cohabitants doivent pouvoir bénéficier des mêmes protections en cas de séparation ou d’héritage, par exemple.

ÉGALITÉ DEVANT LE DIVORCE

Pour les séparations aussi, l’inégalité s’installe de plus en plus suite à un divorce.

Il devient courant de rencontrer un homme ou une femme qui n’a pas de droit sur les enfants, pour en avoir perdu la garde, et de devoir continuer à payer des pensions alimentaires sans qu’on ne tienne compte des changements de statuts ou de niveaux de revenus. Parfois même, on assiste à des familles déchirées où les enfants ne voient plus l’un ou l’autre de leurs parents, par manque de stabilité ou égalité financière entre les deux parents. Après une séparation, souvent de la précarité s’installe chez un des deux et des situations déséquilibrées font souffrir les enfants, les parents, les grands parents. SALEM veut une réforme dans ce domaine, pour inclure plus de stabilité relationnelle pour tous les membres de la famille.

REFORME PÉNALE

Le code pénal est technique et déjà très au point, mais de grandes insatisfactions voient encore le jour.

De nombreux délits ne sont pas repris dans leur juste mesure. Par exemple, le viol incestueux ne figure pas au code pénal, alors qu’il y a sa place.

Des délits sur personnes en état de faiblesse (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, invalides ou personnes en incapacité,…) doivent être punis plus sévèrement.

Les délits en col blanc, souvent moins punis que les délits “dans la rue”, doivent être plus sévèrement punis, surtout lorsque des victimes n’ont pas les moyens de se défendre en justice, par manque de compétences ou par manque de moyens.

AUTRES MESURES

Plusieurs autres mesures sont à l’étude et de nouvelles propositions risquent très probablement de voir le jour. SALEM veut systématiquement, surtout pour ces grands débats de sociétés, passer par des assemblées citoyennes pour ne blesser ni choquer quelque groupe social ou sociologique.

SALEM veut que les serviteurs de l’état soient d’une droiture morale sans défaut et demande que tous les moyens soient mis en œuvres pour cela.

DES PAPIERS POUR SANS PAPIERS

La situation des sans papiers n’est plus tenable. Des mouvements citoyens de fond font surface, la majorité silencieuse n’est plus d’accord avec la politique suivie par le gouvernement. La situation sociale dans laquelle est poussée de nombreuses personnes qui arrivent en Belgique est inacceptable, tant au niveau humain qu’administratif.

Des solutions existent pour de nombreux problèmes et SALEM œuvre pour réformer la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers. Cette loi n’est plus à jour, vu les mouvements de populations auxquels tout le monde assiste. Les conditions de la libre circulation des personnes doivent maintenant être mises à l’agenda politique, pour que le statut de sans papiers soit définitivement mis au passé. SALEM veut que chaque personne présente sur le territoire belge soit identifiée avec une carte identifiante pour tous. Les étrangers ont des droits, même réduits. Il est inadmissible que des personnes se promènent encore sans pouvoir se faire identifier clairement, ni n’avoir une activité économique digne de leurs capacités.

Ces personnes, ainsi répertoriées et identifiées, doivent pouvoir faire l’objet d’une mise au travail volontaire, en échange d’un statut, d’une formation linguistique (français, néerlandais, allemand, anglais) et citoyenne et d’une allocation digne d’un être humain. De nombreux services d’utilité publique sont ouverts et un statut de travailleur général volontaire peut satisfaire tout le monde. Le renvoi en centre fermé, prôné par certains, est d’ailleurs beaucoup plus cher; les mesures actuelles extrêmes, comme l’enfermement des sans papiers, coûtent ainsi de grosses sommes chaque année, alors que les étrangers peuvent enrichir notre nation Belgique en travaillant.

JUSTICE ET ETHIQUE

Pour combattre les discriminations de toute sorte, pour l’anonymisation des examens à l’université et des sollicitations, pour plus de justice dans la location des logements, pour une justice qui tient compte de la situation de chacun, pour un accueil plus humain pour les réfugiés, pour l’égalité dans l’accès aux emplois et aux commerces, pour que les femmes aient le droit de s’habiller comme elles le veulent, pour que la discrimination vestimentaire soit bannie tant au travail, qu’à l’école et au sport, soutenez SALEM.

Pour que les élus soient au service des citoyens et de l’administration, pour qu’il règne plus d’éthique dans l’attribution de postes ou mandats politiques, pour que l’exemple soit la norme et pas seulement la richesse matérielle, soutenez SALEM.

Dans toute une série de domaines, les élus de SALEM veulent instaurer plus de justice, spécialement envers les faibles, malheureux et démunis, sans entrer dans la démesure de l’assistanat. Aujourd’hui, des gens bien malins arrivent à bénéficier d’aides sociales, alors que des nécessiteux moins éduqués restent sur le trottoir. SALEM veut plus de soutien actif pour ceux qui ne peuvent se débrouiller dans l’administration compliquée et souffrent.

Les réfugiés sont une chance pour notre pays, car ils apportent de la main d’oeuvre, parfois très qualifiée mais non reconnue. Les examens doivent ainsi être ouverts à tous, même ceux qui n’ont pas suivi les cours, pour que chacun puisse démontrer ses compétences, sans discrimination ou préjugé que subit leur pays d’origine ou le pays où il ont étudié. La Belgique a besoin des compétences des personnes venues d’ailleurs, il faut qu’elles aient les moyens de les démontrer pour se rendre utiles et contribuer à la création de richesses dans le pays.

Comme il y a 20 ou 30 ans, le débat a eu lieu sur les conditions de la libre circulation des capitaux, de la même façon SALEM veut en finir avec le statut de “sans-papiers” et donner à chacun une carte d’identification nationale ou européenne. En outre, les étrangers, une fois identifiés, doivent pouvoir se mettre au service des employeurs ou créer leur activité plus facilement. La libre circulation des êtres humains doit faire l’objet d’une réforme fondamentale de la loi.