Jeunesse et Enseignement

L’enseignement en Belgique était parmi les meilleurs mais perd de son brillant, du fait de la diversité qui s’installe et malgré les efforts extraordinaires du corps enseignant, que act-SALEM salue ici.

C’est pourquoi act-SALEM demande un enseignement bilingue (ou polyglotte) de qualité dès la maternelle. Le monde change, la composition de la Belgique aussi (1).  Les réformes comme le pacte d’excellence inquiètent les enseignants, par son côté perçu comme répressif et aléatoire. Ni les élèves, ni les parents n’y voient encore les avantages. Pourtant, une réforme doit être ambitieuse et centrée sur la réussite des élèves, en vue d’un savoir faire que le marché exige pour donner leur chance aux jeunes. Le plan doit être en accord avec le personnel enseignant, qui est en grande majorité très soucieux de son métier et de l’importance pour l’avenir des élèves.
La réussite doit en outre être cherchée en collaboration avec les parents, maillon essentiel trop souvent négligé dans l’enseignement. Selon la nouvelle méthode act-SALEM, l’implication active des citoyens doit être incluse dans le processus législatif, l’avis des acteurs doit donc impérativement faire partie du processus de réforme.

RÉSULTATS SOUS ÉTROITE SURVEILLANCE

Les résultats que les élèves obtiennent pendant leurs études est tout aussi important. Les élèves et leurs parents doivent être prévenus lorsque le parcours de l’enfant ne satisfait pas. Aujourd’hui, ils ne sont prévenus que tardivement, c’est à dire après les examens de juin, lorsqu’on les empêchent par exemple, de passer leurs examens de passage.

Un échec en janvier doit faire l’objet d’un message clair, voire d’un plan de remédiation nécessaire pour la réussite ou la réorientation. Ce message est absent dans la plupart des écoles et cela coûte très cher à tout le monde,  tant aux élèves, qu’aux parents qu’à l’enseignement. En outre, cela démotive des éléments constitutifs du système, qui est alors également au détriment des bons élèves.

Un certificat d’échec doit exister à partir de janvier, pour que tout le monde se réorganise dans l’avantage de l’élève concerné, avec remédiation, cours du soir, devoirs de vacances, cours de rattrapage, voire même suspension de certains cours pour que l’élève se concentre sur les matières à améliorer en urgence.

Du côté des examens aussi, lorsqu’on considère que tant d’enfants arrivent en Belgique avec leurs parents venus de l’étranger, on pourrait ouvrir les examens aux non-élèves. En effet, trop d’élèves doivent passer du temps à l’école, alors qu’il ont déjà fait les mêmes études dans leur pays, et que l’équivalence des diplômes est trop difficile à réaliser.

STATUT ET ORGANISATION PLUS CLAIRS

Le pacte d’excellence revient sur le statut des nominations (contrat à durée indéterminée), pour le limiter l’engagement envers les professeurs, sans avantages par rapport au statut standard dans le droit du travail. C’est une négation des règles du travail et prévu dans des termes aléatoires d’évaluation. Un préfet d’établissement, souvent en charge de plusieurs dizaines voire plus de cent enseignants, n’a pas les moyens objectifs, ni de fixer des objectifs personnalisés clairs, ni même d’évaluer correctement chaque enseignant.

Act-Salem plaide pour des cadres intermédiaires (middle management) pour une gestion plus efficace et ouverte à la collaboration entre la direction et la base des enseignants. Même la synchronisation entre les profs de plusieurs niveaux y gagnerait, c’est tellement évident chez les enseignants concernés.

COMMUNICATION AVEC LES PARENTS

act-SALEM a ainsi élaborer des propositions, dans toutes les écoles communales et régionales, pour une meilleure communication, tant avec les élèves qu’avec leurs parents, en tenant de compte de la diversité de la population présente aujourd’hui sur le territoire. La langue de communication est essentielle.

Les parents et élèves doivent pouvoir communiquer avec l’établissement dans leur langue maternelle ou une langue qu’ils comprennent bien, ce qui n’est actuellement pas le cas. Les lettres types des écoles doivent être disponibles en plusieurs langues, si tel est le souhait des parents, pour qu’ils sachent bien lire un bulletin, des rapports de comportement ou des invitations à des événements ou réunions de parents. En effet, comment pouvoir compter sur la collaboration des parents, lorsqu’ils ne comprennent pas une lettre d’avertissement ou un bulletin ?

Prévoir une série de messages pour les parents dans de nombreuses langues n’est pas la mer à boire, l’école doit montrer l’exemple de cette communication dans la diversité.

ADMINISTRATION ET PÉDAGOGIE

Sur le plan de l’administration et du matériel pédagogique, l’enseignement doit s’ouvrir aux nouvelles technologies. De nombreux pays, voire même des écoles privées, ont fait le pas, souvent très facilement et avec des résultats très satisfaisants. Les élèves passent souvent beaucoup de temps sur ordinateur et sur téléphone (smart), et son école est généralement absente ou très en retard.

Les livres sont souvent trop chers, alors que la version électronique, forcément moins chère et moins lourde, n’existe souvent toujours pas. La technologie permet de donner le choix aux élèves d’opter pour un livre papier ou un fichier beaucoup moins cher. L’enseignement doit pouvoir évoluer plus vite, act-SALEM veut en être le moteur.

Même l’administration, aujourd’hui souvent limitée aux présences et à la collecte des points, peut inclure des outils pédagogiques qui allégeraient le travail des enseignants tout en gagnant sur le plan didactique.

ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE

Au niveau de l’enseignement universitaire et hautes écoles, act-SALEM rejette les limitations ou numerus clausus, car il empêche des étudiants belges d’étudier, mais surtout, il empêche d’inscrire des étudiants étrangers, alors que la Belgique est excellente dans ce domaine. En outre, limiter le nombre de diplômés est tout à fait contraire à l’économie européenne ouverte dans le centre de laquelle nous nous trouvons. Bon nombre de diplômés belges peuvent s’installer en Belgique et exporter leurs services (médecins, ingénieurs, architectes…) vers des clients hors de Belgique.
Les restrictions d’étudiants ou d’installations de jeunes diplômés est donc tout à fait contraire au bon sens économique pour développer l’activité du pays.

VIVRE ENSEMBLE DURABLE

Pour SALEM, le vivre ensemble n’est une vie en clans, rejetant différences et excluant les autres, mais c’est au contraire l’acceptation et le respect des diversités par tous, de la part des concitoyens d’origine et culture différente (langue, religion, nationalité…) et avec l’environnement, les animaux et l’infrastructure de la société. Le vivre ensemble durable est donc un objectif que chacun doit s’approprier pour œuvrer sans cesse l’un vers l’autre.

Lhoucine Benlail, par exemple, travaille à l’aide humanitaire aux migrants d’Europe et du Maghreb, car de nombreux citoyens présents en Belgique ont des droits, sans les connaître. Son association indique comment trouver le chemin légal pour obtenir ses droits. L’Office des Étrangers, par exemple, du fait de la politique restrictive extrême des dernières années, voire discriminatoire sans le dire,  n’informe pas souvent correctement comment obtenir ses droits, et maintiennent de nombreux étrangers dans des situations administratives inutilement compliquées, alors qu’ils ont tout pour pouvoir vivre et travailler en Belgique.

Personnellement, L. Benlail est aussi très actif dans la défense des citoyens à double nationalité, situation qu’il connaît bien puisque lui-même dans le cas. Ainsi, il participe avec les autorités belges et marocaines pour la reconnaissance des droits de citoyens qui, pour des raisons personnelles ou professionnelles, voyagent entre les deux pays. Il s’est battu, avec la représentation du Consulat du Maroc, pour que les enfants des travailleurs belgo-marocains déménagent pour des raisons professionnelles soient couverts par la sécurité sociale. Il se bat toujours pour que la Belgique ratifie l’accord entre la Belgique et le Maroc, pour que les pensionnés binationaux, ayant toujours travaillé en Belgique, bénéficient de couverture médicale s’ils déménagent vers la Maroc. L’accord est signé entre les deux pays, le Maroc a ratifié l’accord, le Belgique reste à la traîne.

 

Sur le volet enseignement aussi, les autorités doivent être plus actives pour l’équivalence des diplômes ou l’évaluation des compétences. Trop de gens formés à l’étranger sont classés comme “peu compétents”, alors qu’ils ont souvent de nombreux atouts que recherchent nos entreprises ou qui peuvent démarrer leur entreprise eux-mêmes.

La documentation correcte des compétences est absolument nécessaire, si on veut que les citoyens ayant un diplôme étranger puissent contribuer utilement à la société belge, payer des impôts et vivre pleinement leur citoyenneté.

BIENÊTRE ET SANTE: QUELLE SOLUTION ?

Aux côtés des organisations juives, plusieurs organisations musulmanes bruxelloises et wallonnes ont déposé plainte contre l’interdiction de l’abattage rituel à la Cour Constitutionnelle.

Le journal De Morgen en d’autres médias flamands annonçaient le 21/12/2017 que l’asbl ‘Islamitisch Offerfeest Antwerpen’ avait déposé une plainte auprès de la Cour Constitutionnelle, avec le soutien de l’Union des Mosquées à Bruxelles et à Anvers, ainsi que de la Plateforme des Musulmans de Belgique. L’Exécutif des Musulmans de Belgique, le Conseil de Coordination des Institutions Islamiques de Belgique (CIB) et les instances religieuses de la communauté islamique belge réunies s’adressent tous à la Cour Constitutionnelle.

En 2017, déjà, ces organisations déposaient plainte contre l’interdiction wallonne, maintenant aussi contre le décret flamand. La plainte argumente la liberté de culte et regrette que seule la pratique de la chasse se voit accorder la dérogation prévue dans la réglementation européenne. L’argument du bienêtre animal d’étourdir (=fracasser le crâne) préalablement est insuffisamment prouvé.

ARGUMENT ÉCONOMIQUE

La plainte contient également un côté économique. Par cette interdiction, les organisations d’abattage juives et islamiques seraient obligées de fermer leurs portes, selon Abdelkader Alami de l’asbl Islamitisch Offerfeest. « Le Boerenbond contrôle déjà 80% du marché des bovins. Bien entendu, il voudrait aussi mettre la  main sur le marché halal. » d’après Alami.
Alami n’est pas étonné que le précédent président du Boerenbond, Piet Vanthemsche, n’est pas abouti à un accord soutenu par les associations de culte en Flandre. En mars, Vanthemsche annonçait qu’il avait obtenu un accord, mais le même jour l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) déclarait qu’il n’était pas question d’accord. Le Conseil des Théologiens avait jugé que même l’étourdissement électrique post-égorgement était une violation des recommandations religieuses. « Vanthemsche est passé voir l’EMB mais celui-ci se sentait sous pression », d’après Michel Dardenne du nouveau parti act-SALEM.

Ce ne sont pas seulement les organisations musulmanes qui déposent plainte, le Comité de Coordination des Organisations Juives en Belgique a aussi agi auprès de la Cour Constitutionnelle. Même si les juifs ont d’autres pratiques, leurs arguments sont similaires. D’après Philippe Markiewicz, du Consistoire Israélite, les juifs ne veulent pas de débat dans les médias, mais plutôt devant un juge, pour éviter les polémiques et qu’une décision juste soit adoptée.

PARTI POLITIQUE

Michel Dardenne en pense autrement. La protestation contre l’interdiction est si largement portée par les musulmans, qu’il est temps que les croyants soutiennent maintenant le mouvement citoyen politique act-SALEM qui participe aux prochaines élections régionales de 2019. La plupart des acteurs politiques traditionnels, dont les ministres flamand, bruxellois et wallon du bienêtre animal, Ben Weyts (N-VA), Bianca Debaets (CD&V) et Carlo DI ANTONIO (CDH), ne pensent pas ainsi et veulent imposer aux croyants des mœurs alimentaires en contradiction avec la pratique de leur religion. Les chrétiens aussi, par le biais d’un communiqué conjoint le 11/05/2017 du Cardinal Jozef De Kesel (Église catholique), du Pasteur Geert W. Lorein (Églises protestantes évangéliques), du Métropolite Athénagoras Peckstadt (Église orthodoxe), du Pasteur S. Fuite, Président de l’Eglise Protestante Unie de Belgique et de Canon Jack McDonald (Église anglicane), avaient déjà exprimé leur désapprobation par rapport à cette interdiction de la saignée ou abattage rituel.

ARGUMENT SCIENTIFIQUE

Michel Dardenne est fils et père de médecin et s’intéresse beaucoup à la science. Ce sujet de l’abattage sain sans étourdissement l’a donc perturbé en début de débat, lorsqu’on opposait bienêtre animal et bienêtre humain par la liberté de culte. On peut de façon simpliste estimer qu’un humain a plus de droit qu’un animal, et le débat est clos. Mais les associations qui défendent les animaux parlent d’ordre public, les juifs et les musulmans rétorquent de même. C’est ce point précis qui a motivé act-SALEM d’approfondir la science sur le sujet, qu’en disent les spécialistes, y a-t-il des études sérieuses sur le sujet ? En fait, le camp des religieux ont parfois de meilleurs arguments que les défenseurs des animaux, mais le débat public est mort. Seuls ceux qui font le plus de bruits sont entendus dans les parlements, sans aucune garantie de bon sens ni de vérité. Des neurologues belges se sont prononcés, l’égorgement ou la saignée est indolore et éteint systématiquement la matrice de la douleur, alors que l’étourdissement, mot doux pour fracassement du crâne, est une étape supplémentaire douloureuse qui ne prouve pas son efficacité. Des universités allemandes, anglaises ou australiennes suivent ce point de vue, sur base d’études pratiques très sophistiquées. Mais les opinions divergentes ont du mal à s’entendre sur une solution.

QUELLE SOLUTION ?

A long terme, la solution ne peut pas être purement juridique. Le dialogue entre les partisans et opposants de l’abattage rituel doit reprendre sur des bases scientifiques. L’opinion publique et donc la politique se base aujourd’hui sur la thèse d’associations animalières diverses, qui prétendent que l’abattage sans étourdissement est plus douloureux pour les animaux que l’abattage industriel avec étourdissement, et rien n’est moins sûr. Les positions scientifiques divergent et chaque camp a ses arguments. La politique devra donc en revenir à demander une étude plus claire, en collaboration avec les croyants, les défenseurs des animaux et même les industriels, non pour un compromis, auquel tout le monde perd, mais pour un consensus, pour que tout le monde soit gagnant.

Michel DARDENNE

LA FOI EN POLITIQUE : EST-CE POSSIBLE ?

POUVOIR DEMOCRATIQUE

Pour la gestion des affaires publiques, les élus reçoivent à chaque élection au suffrage universel un mandat. Tous les citoyens peuvent choisir une personne dans un parti à qui il remet son pouvoir. Le moment des élections est donc très important en Belgique, car les élus peuvent ensuite prendre les décisions qui s’imposent à tous les citoyens et entreprises sur le territoire.

Une fois le parlement en place, de nombreux lobbys ou groupes d’influence exercent des pressions d’une façon ou d’une autre pour influer sur ce dernier, pour qu’ils votent des lois qui s’imposent finalement à tous. Les syndicats essayent d’obtenir gain de cause, les industriels tentent de persuader, des associations diverses aussi, réunis dans des organisations plus ou moins représentatives vont visiter les parlementaires pour que des décisions soient prises en leur faveur. La foi a-t-elle aussi sa place dans les groupes de pression ?

Voter pour l’extrême gauche, pour la gauche, pour le centre, pour la droite ou l’extrême droite, c’est ainsi voter pour l’avortement (=tuer un bébé dans le ventre), pour l’euthanasie (=tuer ses parents vieux et très malades), pour l’interdiction de l’abattage rituel, pour l’interdiction du voile, pour les contrôles intempestifs des mosquées et bien d’autres mesures fondamentales prises à l’encontre des gens de foi. En effet, tous ces partis confondus votent en faveur de ces mesures qui blessent les croyants dans leur foi.

LOBBY MUSULMAN

Y a-t-il un lobby juif, chrétien ou musulman ? Tous les partis politiques rejettent assez catégoriquement ce genre d’influence, sous excuse de communautarisme ou sur base de la “séparation de l’église et de l’état”. Les associations de tous bords ont souvent d’autres soucis bien concrets, qui les empêchent de défendre leurs fidèles. Comment une mosquée peut-elle justifier de se mêler dans un projet de loi sur la dépénalisation de l’avortement ou de l’interdiction de l’abattage rituel. Lorsque de telles associations se prononcent, les politiciens les ignorent, prétextant que les institutions religieuses n’ont pas de droit d’influence sur la gestion de l’état. Ainsi est la tradition politique en Belgique et elle n’est pas prête de changer.
Le seul niveau où les croyants ont  le droit de voter pour un candidat qui défend le droit de vivre sa foi, c’est le suffrage universel. C’est même le seul niveau qui permet à un croyant de s’exprimer dans ce sens.

LES ELUS PEUVENT-ILS CROIRE ?

Alors, oui, bien entendu, de nombreux élus sont issus de groupes de croyants, juifs, chrétiens ou musulmans. Mais servent-ils seulement de figurant, pour attirer des voix de leur communauté, ou sont-ils réellement acteurs ? Qu’ont les musulmans à dire, par exemple, dans les voix du PS, d’ECOLO ou du MR sur l’abattage rituel ? Les projets de loi en Wallonie et en Flandre ont été votés à l’unanimité, contre les musulmans et pour le point de vue de Gaia. La voix des musulmans et des juifs, dans ce dossier en tout cas, ne compte que pour du vent une fois au parlement.
Il en est de même sur la dépénalisation de l’avortement, ou de l’interdiction du port du voile et bien d’autres dossiers encore.

POURQUOI SALEM ?

Sans parti autorisant clairement la foi dans son dogme, aucune voix de croyant n’est prise en compte, la réalité politique est claire dans la pratique. Les croyants n’ont de choix que de voter pour un parti comme SALEM, sans quoi ils donne mandat aux élus de voter contre l’abattage rituel, pour l’euthanasie et pour l’avortement, tous des points de vue loin du message de Dieu.

 

 

SALEM, CITOYENS EN MARCHE !

Le 21 janvier 2018, le coup de départ est donné. Le parti SALEM est maintenant une réalité en Belgique.
Ce mouvement politique ambitionne de permettre aux croyants de toutes les religions et philosophie de s’exprimer en tant que tel dans les assemblées d’élus en Belgique, tant au niveau communal, provincial, régional ou communautaire, fédéral et européen. Le mouvement veut explicitement permettre à chaque élu de s’exprimer en tant que croyant, fusse en s’inspirant du message de Dieu. Il est vrai que le parti est issu d’un milieu de musulmans, communauté de foi qui représente un tiers des citoyens à Bruxelles en 2017, mais il veut être au service de tous les citoyens. Ainsi, les chrétiens, les juifs ou les gens sans position bien précise sur leur foi doivent bénéficier des actions du parti.

DJIHAD : JUSQU’À LA CHARIA ?

Le parti SALEM est neutre, mais les croyants peuvent y inclure leur conviction. La guerre sainte ou le djihad tels que dans le langage médiatique européen sont des abominations, même les musulmans le pensent, les croyants de toutes les religions sont opposés à ces violences telles que présentées sur la place publique. SALEM est aux côtés des citoyens de toute philosophie pacifique pour se défendre contre ces abominations.
Il est aussi vrai, le mot “djihad”, en arabe, c’est l’effort pour vivre mieux en harmonie avec soi et avec les autres, comme le conseille le message de notre Créateur à tous. Le djihad islamique c’est le combat dans la voie du Seigneur. Être positif en toutes circonstances, accepter les épreuves comme une leçon de vie, vivre libre selon des règles du vivre ensemble durable, faire son travail de façon responsable, être juste avec ses concitoyens, assumer ses responsabilités, se défendre sans faiblir… voilà comment ce “djihad” musulmans ou effort personnel peut aider à se rapprocher de Dieu.
Le djihad violent, qui tue ou contraint des innocents, est une déviance, tant au plan linguistique que religieux.
La charia, telle que présentée par les criminels de tous bords, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde, avec des attentats violents contre des innocents, des châtiments corporels sans grande nuance, des discriminations ou contraintes démoniaques, les musulmans n’en veulent pas.
La chari’a, incluant la lettre arabe ‘ain, fait la différence. La chari’a est la voie, la chari’a islamique est la voie islamique. Suivre les règles de Dieu, c’est comme suivre le code de la route…
Soit, le code de la route est plein d’interdictions et d’obligations, mais il offre la liberté de se déplacer librement dans le monde, sans accident ni amende, en toute sécurité. Ainsi la chari’a islamique que SALEM soutient, c’est être doux avec sa maman, de répondre aux insultes par une gentillesse, de respecter le rôle de chacun dans la famille ou dans la société, de permettre à chacun de vivre sa foi, chacun sa religion, de ne pas se défiler devant les efforts et combats de la vie, et bien d’autres choses encore pour une société pacifique. Elle peut inclure la légitime défense en cas de violence de la part d’autrui, cela va de soi.

LIBERTÉ OU DISCRIMINATION ?

Alors, oui, SALEM reconnaît la voie de Dieu, et chaque citoyen doit pouvoir s’en inspirer, tant au niveau personnel qu’au niveau des affaires publiques. Ainsi, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas tricher, c’est des principes religieux de base, et cela concerne les affaires publiques. Ces principes et bien d’autres doivent pouvoir influer le processus législatif, sans empiéter sur la vie privée. Si la liberté est essentielle, elle ne peut pas détruire le principe d’égalité, chacun a droit à la liberté. La solidarité est donc incontournable, car sans que les forts et riches du moment soient solidaires avec les faibles et démunis du moment, il n’y a ni liberté, ni égalité.
Chaque citoyen doit donc être responsable et se soumettre à des interdictions et obligations, notamment celle de soutenir ses concitoyens vivant sur le même territoire.

THÈMES DE PROGRAMME

Trois grands thèmes guident le parti. 1. Le vivre ensemble durable, 2. La justice et l’éthique, 3. La création de richesses et de valeurs.
Du plan communal au niveau européen, SALEM a des propositions sur les trois thèmes.